mardi 10 octobre 2017

Une attaque délibérée dans nos centrales (nucléaires) ? "Nous devons regarder ce risque en face" / An attack deliberated in our nuclear power plants? " We have to face this risk "

Par Catherine Delvaux. 10/10/17 - 11h20
© belga.
Mandatés par Greenpeace, sept experts internationaux nous mettent en garde contre des failles de sécurité importantes dans les centrales nucléaires de France et de Belgique.
Détails sensibles et confidentiels
Les responsables de Greenpeace France et Belgique ont remis ce mardi matin aux autorités compétentes un nouveau rapport sur la sécurité de nos centrales nucléaires. Il a été établi par sept experts indépendants de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis, des spécialistes en sûreté nucléaire, sécurité, radioprotection et économie. En raison des détails trop sensibles contenus dans ce rapport, seule une version résumée ( http://www.greenpeace.org/belgium/Global/belgium/report/2017/171009_NUCLEAR_Summary_FR.pdf) a été rendue publique. En Belgiques, les analyses complètes ont été transmises à l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), au Centre de crise, et au ministre Jan Jambon, compétent en matière de sécurité nucléaire.

Bassins vulnérables aux attaques
Pour les experts internationaux, les bassins de refroidissement des centrales nucléaires en Belgique et en France ne sont pas suffisamment protégés contre une attaque extérieure comme un attentat ou un accident d'avion. Situés à l'extérieur des bâtiments blindés du réacteur, ils sont même extrêmement vulnérables. "Ces bassins de refroidissement sont de grandes piscines où les barres de combustible sont entreposées pour les refroidir après avoir été utilisées dans le réacteur", lit-on sur le site de Greenpeace. "Un tel bassin contient plusieurs centaines de tonnes de combustible nucléaire, soit deux à trois fois plus que le réacteur lui-même."

Catastrophe nucléaire
Si des dégâts devaient entraîner la vidange de l'eau de refroidissement, les barres de combustible seraient mises à nu, entraînant une hausse de la température et des rayonnements. Dans le pire des scénarios, on peut craindre une catastrophe nucléaire par la libération de grandes quantités de radioactivité. Dans son rapport, l'ONG rappelle que les installations nucléaires ont été conçues à une époque où les menaces pour la sécurité étaient bien différentes d'aujourd'hui. "Il est incompréhensible que l'AFCN n'ait pas imposé de mesures de protection additionnelles lorsqu'elle a autorisé la prolongation pour dix ans des réacteurs les plus anciens et les moins protégés, Doel 1, Doel 2 et Tihange 1", a déclaré Eloi Glorieux, spécialiste nucléaire chez Greenpeace Belgique.

Conséquences incalculables à Anvers, Liège ou Namur
"Après les attentats du 11 septembre 2011 et ceux, plus récents, en France et en Belgique, nous ne pouvons plus exclure une attaque délibérée. Nous devons avoir le courage de regarder ce risque en face", poursuit Greenpeace. Chez nous, les conséquences d'un tel attentat pour des villes comme Anvers, Liège et Namur seraient "incalculables". L'organisation demande aux autorités et aux opérateurs concernés, Engie Electrabel et EDF, de prendre leurs responsabilités, au lieu de se retrancher derrière l'excuse du secret défense. "Il faut briser l'omerta sur les risques qui planent sur les centrales nucléaires", estime Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.

source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/3279730/2017/10/10/Une-attaque-deliberee-dans-nos-centrales-quot-Nous-devons-regarder-ce-risque-en-face-quot.dhtml?utm_medium=rss&utm_content=belgiquepar7sur7be24%2F247%2F7toutesvosinfosnationales

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