jeudi 22 juin 2017

Comment embrasser la douleur / How to kiss the pain

source : https://fr.sott.net/article/30362-Comment-embrasser-la-douleur

La douleur (émotionnelle, physique, mentale) a un message. Les informations qu'elle détient sur notre vie peuvent être remarquablement précises, mais elle se retrouve généralement dans une des deux catégories : « nous serions plus vivants si nous avions fait plus cela », et « la vie serait plus belle si nous avions moins fait cela ». Une fois que nous recevons le message de la douleur, et que nous suivons ses conseils, la douleur disparaît. Peter McWilliams -

© Inconnu
La Douleur de Emile Friant (1898)
Avez-vous remarqué à quel point nous avons peur de ressentir une douleur émotionnelle ? Et comment faire pour l'éviter ? Personne ne veut cela. Nous essayons tous de nous en débarrasser. Nous essayons tous de nous cacher et de la fuir, et ce qui est ironique, c'est que plus nous essayons de la rejeter et de lui résister, plus la douleur est intense et reste longtemps avec nous. -

Nous avons tous des hauts et des bas. Nous faisons tous l'expérience de la douleur émotionnelle de temps en temps. Mais cela ne signifie pas que quelque chose ne va pas avec nous. Cela ne signifie pas que nous sommes « brisés » ou « défectueux ». Au contraire, cela montre seulement que nous sommes humains. Que nous avons des sentiments et des émotions.

Voici 12 conseils pour se remettre de la douleur émotionnelle pour pouvoir continuer à vivre dans la paix et l'harmonie et faire les choses que l'on aime tant faire.

1. Embrassez avec grâce tout ce que vous affrontez
« Tout ce que à quoi vous vous opposez vous affaiblit. Tout ce pour quoi vous êtes vous responsabilise. » ~ Wayne Dyer
Laissez aller les sentiments de colère, de dégoût, de frustration que vous pourriez avoir envers vous-même, votre souffrance émotionnelle et votre réalité actuelle. Ne résistez à rien. Embrassez avec grâce tout ce que vous devez affronter. Abandonnez-vous à ce qui est. Acceptez ce que vous traversez. Toutes vos pensées, vos sentiments et vos frustrations. Acceptez votre souffrance émotionnelle comme si vous l'aviez choisie.

2. Donnez-vous du temps

Il faut du temps pour chasser les ténèbres de nos esprits et de nos cœurs. Il faut du temps pour accepter la présence de la douleur émotionnelle dans nos vies. Alors donnez-vous du temps. Du temps pour vous reposer, pour guérir, et pour vous rétablir complètement. Soyez doux avec vous-même et ayez confiance, tout se passe exactement comme c'est censé se produire.

3. Lâchez prise

« Il y a un temps pour être devant, un temps pour être à l'origine ; un temps pour être en mouvement, un temps pour être au repos ; un temps pour être vigoureux, un temps pour être épuisé ; un temps pour être en sécurité, un temps pour être en danger. Le maître voit les choses comme elles sont, sans essayer de les contrôler. Elle leur permet de suivre leur propre voie et se trouve au centre du cercle. » ~ Lao Tseu, Tao Te Ching

S'il vous plaît abstenez-vous de faire des commentaires du style : « Je me suis senti comme ça pendant beaucoup trop longtemps. Je devrais aller bien maintenant. Pourquoi a t-il fallu si longtemps pour que cette douleur parte ? » Et ainsi de suite. Laissez les choses suivre leur cours naturel. Guérissez à votre propre rythme. Abandonnez le besoin de contrôler le processus de guérison. Abandonnez le besoin d'accélérer votre guérison.

4. Souffrez consciemment.

Observez votre douleur émotionnelle, vos angoisses et vos frustrations. Observez le flot constant de pensées négatives qui traversent votre esprit. Choisissez de ne pas vous identifier aux histoires horribles qui alimentent votre douleur. Voyez-vous comme celui qui observe toute la souffrance émotionnelle et tout ce qui gêne. Mais ne laissez pas cette douleur faire partie de vous. N'en faites pas l'histoire de votre vie.
« Souffrir consciemment signifie que vous ressentez et acceptez la souffrance. Ce n'est plus de la souffrance c'est juste de la peine. Si vous souffrez, cela veut dire que vous avez un désaccord avec l'une de vos histoires passées, par rapport à ce que le reste du monde fait. »
5. Aimez votre douleur.

Personne n'aime la douleur. Éloignez-vous d'elle aussi loin que possible. Mais il y a des moments où la douleur exige notre présence, notre concentration, et notre attention. Il y a des moments où la douleur exige qu'on la ressente. Alors, prenez le temps de connaître votre douleur émotionnelle. Pour l'alimenter, comprenez la. Ne guérissez pas votre douleur. Aimez votre douleur et elle partira.
« L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l'amour le peut. » ~ Martin Luther King
6. Donnez du temps au temps.
« Le temps guérit presque tout. Donnez du temps au temps. » ~ Regina Brett
Il faut du temps pour chasser les ténèbres de nos esprits et de nos cœurs. Il faut du temps pour guérir nos blessures et accepter la présence de la douleur émotionnelle dans nos vies. Donc, donnez du temps au temps.

7. Passez du temps seul avec vous-même.

Quand vous aimez quelqu'un, vous passez un moment privé avec cette personne, un bon moment. Et dans les moments sombres de notre vie, quand la douleur est présente dans nos cœurs et dans nos esprits, passer du temps seul avec soi-même est l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse s'offrir.

Prenez le temps d'être seul avec vous-même. Reconnaissez, aimez et appréciez ce qui est beau chez vous. Aimez-vous et apprenez à mieux vous connaître. Reposez-vous, prenez le temps de guérir et de récupérer pleinement de tout ce que vous ressentez.
« Votre lumière est vue, votre cœur est connu, votre âme est chérie par plus de personnes que vous ne pourriez imaginer. Si vous saviez combien d'autres personnes ont été touchées par vous si merveilleusement, vous en seriez étonné. Si vous saviez combien de personnes ressentent autant pour vous, vous seriez choqué. Vous êtes tellement plus merveilleux que ce que vous pensez. Prenez-en conscience. Laissez entrer cette idée en vous. Respirez à nouveau. Vous vous en sortez bien. Plus que bien. Mieux que bien. Vous vous en sortez très bien. Alors détendez-vous. Et aimez-vous aujourd'hui. » ~ Neale Donald Walsch
8. Demandez de l'aide et du soutien
« Entourez-vous de gens qui vous rendent heureux. De gens qui vous font rire, qui vous aident quand vous êtes dans le besoin. De gens qui se soucient réellement. Il est bon de garder ces personnes dans votre vie. Les gens ne font que passer. » ~ Karl Marx
Demandez de l'aide émotionnelle et du soutien à ceux que vous aimez et en qui vous avez confiance. Entourez-vous de gens heureux et joyeux. De gens qui peuvent vous faire rire, qui peuvent vous faire voir à quel point la vie est belle, et qui peuvent vous montrer qu'il y a toujours quelque chose à espérer.

9. Laissez la nature vous soigner et vous réconforter.
« Il faut être seul, sous le ciel. Avant que tout se mette en place et qu'on trouve sa place au milieu de tout cela. Il faut avoir l'humilité de se réaliser en tant que partie de la nature. » Thomas Merton
Passez plus de temps à l'extérieur et cherchez dans la nature des signes de dégradation, de destruction et de mort. De renaissance, de rajeunissement et de renouvellement. Et rappelez-vous que vous faites également partie de la nature. Laissez la nature être votre ami sage, votre enseignant et votre compagnon. Laissez la nature vous guérir et vous réconforter. Vous en apprendrez davantage sur le cercle infini de la vie. Sur la naissance, la vie, la mort, la renaissance et sur vous-même.

10. Ne prétendez pas que quelque chose vous appartient.

Aimez tout mais ne vous accrochez à rien. Faites la paix avec cette idée que rien ne dure éternellement dans la vie, que rien ne vous appartient. Vivez chaque jour comme si c'était le dernier. Chaque instant comme si c'était le seul. Faites de votre mieux dans avec tout ce que la vie a à vous offrir et ne perdez pas de temps à argumenter contre ce qui est.
« La plupart de nos problèmes sont dus à notre désir passionné d'attachement aux choses que nous méprenons pour des entités durables. » -Dalaï Lama
« Une personne qui vit d'instant en instant, qui ne reste pas attachée à son passé, n'est jamais attachée à quoi que ce soit. L'attachement vient du passé accumulé. Si vous pouvez ne pas être attaché à chaque instant passé, vous êtes toujours frais, jeune, vous venez juste de naître. Vous pulsez avec la vie et cette pulsation vous donne l'immortalité. Vous êtes immortel, vous ignorez ce fait. » ~Osho
11. Transformez vos blessures en sagesse.

Chaque expérience qui se met sur votre route, vient pour une raison. Cherchez quelle est cette raison. Cherchez à tirer une leçon de chaque expérience douloureuse et de chaque interaction douloureuse qui se met sur votre route. Soyez un alchimiste. Transformez vos blessures en sagesse et vos difficultés en opportunités. Laissez votre douleur vous rendre meilleur, ne vous aigrissez pas.
« Dans la confusion, trouvez la simplicité. De la discorde, trouvez l'harmonie. Dans la difficulté se trouve l'opportunité. » ~Albert Einstein
12. Aucune douleur n'est éternelle.

Si vous êtes toujours en vie, si vous respirez encore, cela signifie seulement qu'il y a encore beaucoup de vie pour vous dehors. De nombreux endroits où aller, beaucoup de nouvelles choses passionnantes à faire, à apprendre et à aimer. Donc relevez-vous. Secouez-vous et recommencez tout. Ne laissez pas une mauvaise expérience douloureuse vous laisser croire que vous avez une vie misérable et douloureuse. Ne laissez pas un jour de pluie gâcher votre plaisir. N'oubliez jamais que le soleil brille derrière les nuages. Il est toujours là.
« Nos vraies bénédictions nous apparaissent souvent sous la forme de douleurs, de pertes et de déceptions ; mais soyons patients et nous les verrons bientôt pour ce qu'elles sont véritablement » ~ Joseph Addison

Commentaire :
La Souffrance

Une femme dit, Parle nous de la Souffrance.

Il répondit :

Votre douleur est l'éclatement de la coquille qui enferme votre entendement.

De même que le noyau doit se fendre afin que le coeur du fruit se présente au soleil, ainsi devrez-vous connaître la Souffrance.

Si vous saviez garder votre coeur émerveillé devant les miracles quotidiens de votre vie, votre douleur ne vous paraîtrait pas moins merveilleuse que votre joie;

Vous accepteriez les saisons de votre coeur, comme vous avez toujours accepté les saisons qui passent sur vos champs,

Et vous veilleriez avec sérénité durant les hivers de vos chagrins.

Une grande part de votre douleur a été choisie par vous.

C'est la potion amère avec quoi le médecin en vous guérit votre moi malade.

Faites confiance, alors, au médecin, et buvez son remède calmement et en silence.

Car sa main, si lourde et si rude soit-elle, est guidée par la tendre main de l'Invisible,

Et la coupe qu'il vous tend, bien qu'elle brûle vos lèvres, a été façonnée d'une argile que le Potier a imprégnée de Ses larmes sacrées.

Khalil Gibran

mercredi 21 juin 2017

Ce stress qui nous détruit / This stress which destroys us

source : https://fr.sott.net/article/30612-Ce-stress-qui-nous-detruit


Commentaire: Une multitude d'études scientifiques démontrent les effets dévastateurs de ce que l'on appelle le stress : destruction du cerveau, affaiblissement du système immunitaire, altération des gènes et des fonctions cognitives, avec toutes les maladies qui en découlent. Pourtant, ici, le mal n'est pas une bactérie ou un virus que l'on peut observer au microscope, et c'est ce qui est tout fait étonnant : le stress est une réponse de l'organisme qui « dépend toujours de la perception qu'a l'individu des pressions qu'il ressent ». Autrement dit, l'interprétation et l'importance que nous choisissons de donner à des stimuli extérieurs déterminent leur bénignité ou leur nocivité. Pour peu que l'on reste dans le domaine circonscrit à la notion de « pression sociale ordinaire », bien entendu. On ne parle pas ici de guerre ou de torture. C'est alors une très bonne nouvelle puisque l'on peut donc choisir, en toute conscience, volontairement, d'adopter une attitude réflexive plutôt que réactive, ce qui permet de relativiser la nature et l'intensité d'un problème qui se pose à nous. Adopter un mode de pensée qui court-circuitera toute réactivité ordinaire, celle, malavisée et irréfléchie, dont nous faisons preuve quand survient une difficulté, une épreuve, un impondérable. En outre, il existe des pratiques très efficaces qui permettent de "recevoir " différemment ce que nous considérons être des agressions extérieures : exercices de respiration, de relaxation, de méditation, pratique sportive, alimentation appropriée, sommeil de qualité.

On pourra aussi en déduire que si la pensée qui nous anime nous rend malade et peut nous faire mourir, à l'inverse, et sans aucun doute dans les mêmes proportions, il existe des pensées et des attitudes qui guérissent, qui soignent, qui améliorent.

© Inconnu
Le stress commence souvent dans la tête par une inquiétude ou une peur, mais ces sentiments d'anxiété, et peut-être même de panique, n'en restent pas là. Lorsque vous vous sentez stressé, votre corps augmente sa production de cortisol, d'adrénaline et de norépinephrine, les hormones du stress. Cela enclenche à son tour la réponse au stress et, tout comme une boule de neige qui dévale une montagne, elle gagne en puissance et en vitesse jusqu'à ce que vous soyez à point pour la fameuse attaque.

L'adrénaline, par exemple, augmente votre rythme cardiaque, votre cœur bat donc plus vite, et votre tension artérielle finit par augmenter. Le cortisol peut interférer avec le fonctionnement des parois internes de vos vaisseaux sanguins, provoquant la formation de plaques d'athérome dans vos artères, et augmentant votre risque de maladie cardiaque et d'AVC. Entre temps, votre cerveau communique avec vos intestins, les informant du fait que vous êtes stressé, et vos intestins réagissent à leur tour, modifiant le cours de leur activité normale afin que votre corps puisse rassembler ses forces pour lutter contre ce stresseur imminent (qu'il s'agisse ou non d'un véritable stresseur imminent).

Cette réponse au stress peut être assez bénéfique si vous avez besoin d'échapper à un prédateur, ou de réviser un examen à la dernière minute. Par contre, les choses se compliquent lorsque vous vous sentez stressé en permanence, ou presque. Bien qu'une réponse occasionnelle au stress soit normale et même saine, un stress constant ne l'est pas. Au contraire, c'est la recette pour déclencher des maladies, des infections aiguës aux maladies chroniques.

Que se passe-t-il lorsque vous subissez un stress chronique ?

Dans la vidéo ci-dessous, Sharon Bergquist, professeur de médecine à l'Université d'Emory, explique ce qui se produit dans votre corps lorsque vous êtes soumis à un stress chronique. Imaginons que vous perdez votre emploi ou que vous souffrez de stress post-traumatique (ESPT) en raison d'abus que vous auriez subis étant enfant.
Des hormones du stress sont libérées en trop grandes quantités, bien trop souvent. Votre réponse au stress est déséquilibrée ; elle ne s'arrête plus. Votre système immunitaire en souffre, et des changements épigénétiques apparaissent rapidement. Le stress provoque une inflammation systémique de faible intensité, et soudainement votre pression artérielle augmente, votre asthme s'enflamme et vous attrapez rhume sur rhume. Les coupures superficielles ne semblent pas vouloir cicatriser, et votre peau est une catastrophe. Vous dormez mal et, d'un point de vue émotionnel, vous vous sentez au bord de l'épuisement. C'est à ce moment que vous réalisez que vous avez pris du poids, et que vous souffrez aussi de troubles digestifs. Même votre vie intime en souffre.
Le stress affecte clairement tout votre corps, mais d'après le neurobiologiste Robert Sapolsky dans le documentaire « Stress : Portrait d'un tueur », les problèmes de santé suivants sont les plus couramment provoqués ou aggravés par le stress :

Maladies cardiovasculairesHypertensionDépression
AnxiétéTroubles sexuelsStérilité et cycles irréguliers
Rhumes fréquentsInsomnie et fatigueTroubles de la concentration
Pertes de mémoireModification de l'appétitProblèmes digestifs et dysbiose

Comment le stress perturbe vos intestins

Le stress chronique (et d'autres émotions négatives telles que colère, anxiété et tristesse) peuvent déclencher des symptômes et de véritables maladies des intestins. Voici ce qu'expliquent les chercheurs de Harvard :
« La psychologie s'associe à des facteurs physiques pour provoquer des douleurs et d'autres symptômes au niveau des intestins. Les facteurs psychosociaux influencent véritablement la physiologie des intestins, ainsi que les symptômes. En d'autres termes, le stress (ou la dépression ou d'autres facteurs psychologiques) peut affecter la mobilité et les contractions du tractus gastro-intestinal, provoquer une inflammation, ou vous rendre plus sensible aux infections. Par ailleurs, la recherche suggère que certaines personnes atteintes de troubles fonctionnels du tractus gastro-intestinal sont plus sensibles à la douleur que d'autres parce que leur cerveau ne régule pas correctement les signaux de douleurs provenant de leur appareil digestif. Le stress peut aggraver une douleur déjà existante. »
La réponse au stress provoque de nombreux effets néfastes dans vos intestins, notamment :
  • La diminution de l'absorption des nutriments
  • La diminution de l'oxygénation des intestins
  • Jusqu'à quatre fois moins d'afflux sanguin vers le système digestif, ce qui ralentit le métabolisme
  • Une division, par 20.000 dans les cas extrêmes, de la production enzymatique des intestins !
Vos intestins et votre cerveau sont en communication constante

L'une des raisons pour lesquelles le stress mental peut être néfaste à vos intestins est que cerveau et intestins sont en communication régulière. En plus du cerveau, situé dans votre tête, vous disposez d'un système nerveux entérique (SNE), situé au sein de vos intestins, qui fonctionne à la fois indépendamment et en collaboration avec le cerveau situé dans le crâne. Cette communication entre vos « deux cerveaux » fonctionne à double sens, et c'est la voie par laquelle les aliments affectent votre humeur ou la raison pour laquelle l'anxiété peut vous faire mal à l'estomac, entre autres

Jane Foster, PhD, professeur agrégé de psychiatrie et de neuroscience comportementale à l'université McMaster, a décrit au site internet Medicine Net les nombreuses façons dont vos microbes intestinaux communiquent avec le cerveau - et le rôle que peut jouer le stress.
« ... les bactéries intestinales peuvent altérer la façon dont le système immunitaire fonctionne, ce qui peut affecter le cerveau. Les bactéries intestinales sont également impliquées dans la digestion, et les substances qu'elles fabriquent lorsqu'elles décomposent les aliments peuvent affecter le cerveau. Et dans certaines conditions, telles que des situations de stress ou en cas d'infection, les bactéries intestinales ou des microbes, susceptibles de provoquer des maladies, peuvent traverser les parois intestinales et pénétrer dans le sang, ce qui leur permet, ainsi qu'aux substances chimiques qu'ils fabriquent, de communiquer avec le cerveau par l'intermédiaire des cellules situées dans les parois des vaisseaux sanguins. Les bactéries pourraient également communiquer directement avec les cellules de certaines régions du cerveau, notamment celles situées près de régions impliquées dans le stress et l'humeur... »
Lorsque vous êtes stressé, votre cerveau et votre cœur souffrent

Un stress prolongé peut également endommager les cellules du cerveau et affecter la mémoire. Les cellules du cerveau de rats stressés sont beaucoup plus petites, en particulier dans la région de l'hippocampe, qui est le siège de l'apprentissage et de la mémoire.

Le stress perturbe les systèmes neuroendocrinien et immunitaire et engendre un processus dégénératif du cerveau qui peut conduire à la maladie d'Alzheimer. Le gain de poids lié au stress est également une réalité et se traduit généralement par de la graisse abdominale, qui est la plus dangereuse pour la santé, et qui augmente notamment les risques cardiovasculaires.En cas de stress intense, votre corps libère des hormones telles que la norépinéphrine, qui peut provoquer la dispersion des biofilms bactériens situés sur les parois artérielles. Cette dispersion peut provoquer le détachement soudain de dépôts de plaques, provoquant une crise cardiaque.

De plus, lorsque le stress devient chronique, votre système immunitaire devient de plus en plus insensible au cortisol et, l'inflammation étant partiellement régulée par cette hormone, cette baisse de sensibilité renforce la réponse inflammatoire et rend l'inflammation incontrôlable. L'inflammation chronique est un signe distinctif des maladies cardiaques, et de nombreuses maladies chroniques.

Astuces pour surmonter le stress

La gestion régulière du stress est essentielle pour chacun d'entre nous. Pour certains, cela peut signifier de devoir s'éloigner de toute personne négative ou excessivement stressée, ou à tout le moins, d'éteindre les informations télévisées si elles sont trop bouleversantes, pour éviter de ressentir un stress d'empathie.

Cependant, au final, le soulagement du stress est une question de choix personnel, car vos méthodes de gestion de stress doivent vous plaire, et surtout, fonctionner pour vous. Si une séance de kickboxing vous aide à extérioriser votre frustration, allez-y ! Si vous êtes plutôt attiré par la méditation, c'est très bien aussi. Même une bonne crise de larmes de temps en temps peut être bénéfique, car les larmes, versées comme réponse émotionnelle à une grande tristesse ou une grande joie, sont fortement concentrées en hormone adrénocorticotrophine (ACTH) - une substance chimique liée au stress.

L'une des théories sur la raison pour laquelle nous pleurons lorsque nous sommes tristes, est que cela aiderait le corps à libérer une partie des substances chimiques du stress, et donc à nous sentir plus calme et détendu. Vous pouvez visionner mon interview de James Redfield, auteur de « La Prophétie des Andes », dans laquelle il aborde la méditation et d'autres méthodes de soulagement du stress (ainsi que la motivation, qui est importante puisque le stress chronique peut aussi anéantir votre motivation).

L'une des astuces qu'il suggère est de méditer en vous levant le matin, même avant de sortir du lit, pour profiter du fait que votre esprit soit dans une zone calme (bien que certaines personnes trouvent plus facile de méditer dans d'autres endroits, comme sous la douche, par exemple). De plus, vous êtes plus vulnérable aux effets néfastes du stress si vous avez le sentiment de ne rien contrôler, qu'il n'y a pas de solution, que les choses ne font qu'empirer, et que vous avez peu de soutien social Si vous n'avez pas de proche à qui vous confier, envisagez de rejoindre un groupe de soutien local ou même un forum sur Internet.

Vous pouvez également demander l'aide d'un professionnel et utiliser la Technique de Libération Émotionnelle (EFT) pour traiter les cicatrices émotionnelles et les traumatismes qui peuvent affecter votre santé. Le stress chronique est semblable aux cicatrices émotionnelles en ce qu'il peut également provoquer des dommages permanents aux cellules s'il n'est pas traité.
Une autre stratégie essentielle est de dormir suffisamment, car le manque de sommeil compromet énormément la capacité de votre corps à gérer le stress. Ajoutez à cela une activité physique régulière et une alimentation saine, et vous avez les éléments fondamentaux dont votre corps a besoin pour se remettre d'un événement stressant.

samedi 17 juin 2017

Macron ou le ravalement de façade du capitalisme financier ; Le pen ou la future roue de secours du capitalisme financier / Macron or the restoration of facade of the financial capitalism ;Le Pen or the future spare wheel of the financial capitalism

Regards sur les élections présidentielles et législatives françaises : « on ravale la façade »

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L’Histoire continue….. au sein des institutions d’une V° République usée, bien sûr, mais surtout demain et après-demain dans les entreprises, les lieux de cultures, et la rue.

 

Premier constat : la marée médiatique


L’intense bavardage médiatique sur la personnalité des candidats, sur l’interprétation qu’il « fallait » donner à leurs paroles et à leurs gestes, voire à leur style, tenue vestimentaire et autres, leur qualité de « grands » ou de « petits », sur la mise en exergue de tel point de leur programme et le silence sur d’autres, sur la place majeure qu’il convenait d’accorder aux sondages à effet multiplicateur, le tout sur un ton, selon les cas, agressif ou indulgent, a imprégné l’esprit des électeurs et entretenu une confusion inédite.
Sans que les journalistes, tous transformés en « expert » ou en « éditorialiste », n’aient une quelconque légitimité à se prononcer sur tout au nom d’une pseudo omniscience-autoproclamée (économique, écologique, sociale, financière, etc.), ils ont, tout autant que le discours des candidats, fabriqué le « climat » d’une élection que ne devaient gagner ni la gauche radicale de J.L. Mélenchon ni la droite-ultra et néofasciste de M. Le Pen : le Médef et l’establishment parisien avaient choisi et dans leur sillage les grands groupes de presse, les grands hebdos et la plupart des quotidiens du « Monde » à « Libé », via BFM TV et autres chaînes publiques et privées ! Macron était le meilleur !
Le F.N a été soigneusement instrumentalisé (tandis que Le Pen, Philippot et autres ont cru pouvoir en profiter) : il a servi de repoussoir et de justificatif à tous les ralliements et aux votes « utiles ».
La montée dans l’opinion de J. L. Mélenchon, source d’un bref affolement, succédant à une indifférence feinte, a été stoppée par l’évocation subite de quelques leaders d’Amérique latine, de « l’Alliance bolivarienne » et de l’inévitable référence e à la « méchante » Russie, qui auraient eu la sympathie de la France Insoumise, rompant ainsi avec le silence traditionnel en période électorale sur la politique internationale.
Contrairement à leurs prêchi-prêcha habituels, ces « honnêtes » médias n’ont pas insisté sur les droits de l’homme : les milliers de victimes des mouvements migratoires et le refus d’un accueil digne, l’état d’urgence prolongé qui préfigure l’éventuelle répression à venir d’un mouvement social trop radical, et l’indifférence totale vis-à-vis de la misère du Tiers Monde pas même effleurée, ne prêtaient pas à l’insistance sur « l’Humanisme occidental » !
Les grands médias ont, avec aisance, changé de logiciel !
Ils ont été capables de réagir aux dérapages plus ou moins imprévus qui ont troublé la « bien-pensance » hégémonique : les « affaires » suscitées par la presse elle-même ont permis de choisir Macron au détriment de Fillon (second choix des milieux d’affaires) ; la difficulté à imposer la priorité à la question sécuritaire en raison de la réalité trop prégnante du chômage et du pouvoir d’achat a conduit à dénoncer comme « populiste » aussi bien les promesses sociales du F.N que l’analyse critique du capitalisme financier de la France Insoumise ! Les citoyens ont été submergés par cette marée médiatique tous azimuts interdisant de penser par soi-même : le climat pré-macronique, initié par « Paris Match » précédait le « tout-Macron » courtisan qui a suivi l’élection et s’est poursuivi durant la campagne des législatives prolongeant le « délai de grâce », c’est-à-dire le temps des illusions, traditionnel après une consultation. Le plus « convenable » et consensuel des candidats s’est vu ainsi récupéré au-delà de ses propres voix, les 50% de suffrages anti-F. N de ceux qui croyaient (ou feignaient de croire) le néofascisme aux portes de l’Élysée !
Une fois de plus, le vote « utile » a joué, évitant surtout que le nouveau Président soit un mal-élu !
Ainsi, avec habileté et bombardement intensif, tout a été entrepris pour médiatiser à outrance un semi-inconnu, affichant sa volonté de faire du neuf avec du vieux, dans un style bonapartiste, en écartant Fillon, droitier démodé et cléricalisé, en jouant avec Le Pen pour qu’elle fasse peur (juste ce qu’il fallait pour qu’elle soit présente au second tour, adversaire « idéale ») et évidemment en dénonçant Mélenchon, à l’anticapitalisme financier insupportable pour l’oligarchie établie !
Il fallait produire par tous les moyens le plus de « franc-macrons » possible et persuader tout le monde qu’une France nouvelle était née ! Les résultats de cette mobilisation médiatique ont été cependant très médiocres pour les élections législatives : le succès ne provient que du mode de scrutin (majoritaire uninominal). Le mouvement de Macron ne représente au premier tour que 16% des inscrits ! Plus de 51% des citoyens se sont abstenus !! Le « triomphe » est totalement artificiel.
Cet envahissement médiatique n’est pas l’affirmation éclatante de la liberté d’expression, comme certains journalistes le proclament eux-mêmes. C’est, au contraire, une méthode d’asphyxie des citoyens, de destruction de leur esprit critique : submergés par le flot continu des commentaires tous azimuts, ils restent enfermés dans un faux pluralisme étroitement interne au système socio-économique existant et aux institutions césariennes de la V° République, faisant du Chef de l’État une sorte de Zorro, Superman, présenté comme capable de résoudre tous les problèmes ou presque !
L’orchestration de cette bataille de « têtes » et non de programmes, tous les cinq ans, n’est que source d’abêtissement des électeurs, transformés en sous-citoyens en attente d’un sauveur suprême, rapidement déçus évidemment, mais à qui il convient de redonner périodiquement confiance pour perpétuer l’ordre établi. Napoléon (le petit) sommeille chez tous les candidats, souvent jusqu’au ridicule !
A tout cela s’ajoutent les attentats « déjoués » et ceux intervenant à la veille du scrutin : le tour de force a réussi. Le candidat de l’establishment a été élu et il a sa majorité absolue qui ne dérange pas le Médef.

 

Second constat : la question de l’autonomie relative des forces politiques


Chaque force politique est en relation privilégiée avec certaines catégories sociales, groupes d’intérêts, milieux professionnels, etc. et avec certains régimes politiques étrangers (particulièrement les États-Unis, l’éternel grand frère, quel que soit leur Président), mais on ne peut mécaniquement considérer que les partis politiques ou les mouvements style « En Marche » soient l’expression stricte de telle classe sociale ou de tels groupes d’intérêts. La relation est plus complexe mais elle est cependant incontestable : les milieux d’affaires, par exemple, ont clairement choisi de soutenir en premier choix E. Macron. On peut analyser les élections de 2017 en France comme la condamnation par ces mêmes milieux d’affaires de l’autonomie relative jugée trop grande du parti de droite traditionnel, Les Républicains, excessivement animé par des querelles de clan, des manifestations abusives d’égos, d’obsessions électoralistes trop importantes.
Le patronat a besoin avant tout de « paix » sociale, d’habiletés séductrices à l’égard des citoyens passant par des mesures sociétales peu coûteuses, que n’ont pas procuré ces dernières décennies ni le sarkozisme ni le hollandisme. F. Fillon, soigneusement « démoli », durant la campagne, était, par exemple, jugé en cas d’élection comme source de perturbations sociales inutiles pour l’Entreprise, comme l’avait déjà été « l’agitation » sarkoziste. Le mouvement catholique intégriste auquel Fillon avait fait allégeance n’était certainement pas très apprécié !
Il fallait en finir avec une force de droite « classique » dont la médiocrité globale et le conservatisme outrancier devenaient un handicap pour le monde de l’argent, même s’il satisfaisait ses revendications.
Était exclue aussi la solution « allemande » » d’une union nationale droite- « gauche », le Parti Socialiste français étant aussi le siège de multiples contradictions et d’une misère idéologique et pratique atteignant des sommets avec ses « Hollandais », gérant la France comme avait pu l’être la Corrèze, département de F. Hollande !
La solution « ni droite ni gauche » à la Macron est ainsi devenue l’idéal (provisoire) de ceux pour qui « tout doit changer afin que rien d’essentiel ne change », comme l’écrivait Tomasi di Lampedusa, dans « Le Guépard ».
Évidemment, cette solution de type bonapartiste, ralliant tous les opportunistes et tous les ambitieux refoulés, devant leur carrière à leur « chef », mais aussi une fraction des électeurs incertains séduits par le flou délibéré du programme de « La République en Marche » et par sa critique de la « politique », ne pourra à l’avenir que susciter dans la société diverses contradictions très vives et des déceptions profondes, mais… « après lui, le déluge » ! Le système sortira, le moment venu, d’autres gadgets séducteurs sources de pérennisation ….
Pour l’heure, le syncrétisme néolibéralisme-social-démocrate l’emporte sous l’égide d’un homme en osmose avec les milieux d’affaires français, européens et américains. Un césarisme « moderne » et cosmopolite, style « manager yankee, soignant sa ligne au crossfit, appuyé par un « mouvement » à facettes multiples « attrape-tout », se substitue ainsi à un système de partis qui ne fait plus ses « preuves » et handicape la « bonne marche » de la course au profit. Le « terrain est dégagé » par ce ravalement de façade du capitalisme financier.
Cette pseudo « rénovation » va servir quelques-uns et séduire les autres, avant tout ceux de la classe moyenne qui en votant Macron se sont tirés un balle dans le pied sans le savoir, sous couvert d’une prise en compte de leurs intérêts ! L’unique horizon « macronique » est en effet l’Entreprise (la grande) sacralisée, le rêve américain (à peine gallicanisé), mais inaccessible au plus grand nombre, et une décadence aimable sous couvert d’un universalisme hors sol (en Afrique notamment) compensant une régression sociale généralisée !

 

Troisième constat : que devient la gauche ?


L’ « exécution » politique du P.S est la meilleure nouvelle apportée par les élections de 2017. Avaient raison ceux qui souhaitent depuis longtemps la réduction de ce parti à un groupuscule sans importance pour tout le mal politique dont il est responsable depuis des décennies !
Malheureusement, son effondrement n’est sans doute pas définitif tant les « socialistes » ont une capacité de reproduction et tant ils sont utiles au système qui déjà les re-médiatise : ils correspondent en effet sociologiquement à une partie des « couches moyennes » et populaires inaptes à choisir clairement la société qu’ils souhaitent et dotés d’un goût irrépressible pour les compromissions. Leur rôle – essentiel – d’occultation des réalités sociales, de refus des clivages de classe, et leur adhésion à un capitalisme « amélioré », est indispensable au système. Depuis la victoire de Macron, tout est fait pour redonner vie à un P.S dont la défaite a été totale : les médias multiplient les interventions de ceux qui ont été ridiculisés quelques semaines plus tôt !
Avec générosité, le système offre à ce parti de nouvelles possibilités afin qu’il se rende encore utile – comme la CFDT dans le monde syndical – : le système a besoin d’une « opposition de sa majesté », sans risque, pour rendre la pseudo-démocratie « crédible » ! De plus, les cadres du P.S, souvent des professionnels de la politique, n’ont pas d’autres débouchés (à défaut de ralliement à Macron) que leur participation à une reconstruction d’un parti sous une forme ou une autre : ils ont débuté avec le lancement de divers « mouvements » incertains autour de quelques élus (dont B. Hamon, battu au premier tour des législatives) qui espèrent se pérenniser.
Ils sont toujours hostiles par nature à la fois aux communistes (malgré l’extrême (et excessive) indulgence des dirigeants du PCF à leur égard) et plus encore à la France Insoumise de Mélenchon, qui a le grand tort de bien les connaître) : ils ne se chargent pas, en effet, de faire l’Histoire. Ils se satisfont, conformément à leurs « valeurs » ambiguës et à leur indifférence de fait à tout principe, à jouer aux politiciens à coups de mini-tactiques, pour survivre en essayant de profiter de leur instrumentalisation. Cette réalité n’est pas seulement française : elle est italienne, grecque, espagnole, belge, allemande, etc. Nul en Europe n’est l’héritier de S. Allende !
Aujourd’hui, une partie de la social-démocratie s’est réfugiée dans la formule Macron, fusionnée avec une droite renouvelée, pour le plus grand avantage des fondamentaux du conservatisme libéral. Mais le léger « mâtinage » pseudo-socialiste du Macronisme suffit aux ralliés style Valls et autres.
C’est la « France Insoumise », avec un capital humain de 7 millions de citoyens ayant voté pour J.L. Mélenchon, qui constitue le cœur d’un radicalisme en rupture avec le capitalisme financier français et européen, toujours tourné vers les États-Unis. Elle absorbe les « Verts » (avec un programme écologique très avancé) dont l’organisation est en perdition, n’ayant jamais eu la volonté de reconnaître la contradiction majeure entre logique du profit, règne de l’argent et exigences de la protection de l’environnement.
La France Insoumise met à mal la direction du PCF, elle aussi professionnalisée et très inquiète de son avenir immédiat. Cette direction semble prête à poursuivre une stratégie timide et prudente assurant, selon elle, sa survie. Elle se refuse à l’insertion du parti dans la dynamique de la France Insoumise, jugée trop « aventureuse » ! Il apparaît que l’avenir socialiste et la Révolution (dont elle ne parle plus jamais) se soient éloignés à jamais !
On peut penser avec de nombreux militants, particulièrement en province, que cette direction se trompe lourdement, comme elle s’est égarée lors de la dissolution des « Comités antilibéraux » de base qui s’étaient constitués et l’avaient emporté en 2005 contre le Projet de Constitution européenne, lors du refus entre 2012 et 2017 de rassembler à la base dans le « Front de Gauche » les simples citoyens ne souhaitant pas entrer dans l’un des partis le composant, puis en menant une campagne très « réservée » pour J.L. Mélenchon, puis très critique lors des législatives pour des raisons incertaines.
Au lieu d’essayer d’être les plus militants les plus actifs et inventifs et donc les « meilleurs » au sein des 7 millions de citoyens ayant voté Mélenchon, en stimulant des groupes de base, ils se sont coupés pour les législatives des électeurs récemment conquis et parfois arrachés au F.N, dès lors qu’ils n’étaient pas associés à La France Insoumise.
Ces dirigeants ont opté pour une position de repli à la fois sectaire et opportuniste, en comptant une fois de plus que sur quelques alliances ici ou là avec les restes du P.S et des Verts, et ailleurs avec la France Insoumise, la gestion de Paris en étant le modèle, effectivement relativement satisfaisant. Faute d’une volonté de conquête et évidemment d’un scrutin proportionnel les élections législatives n’ont pas confirmé le succès de J. L. Mélenchon aux présidentielles.
Pour le P.C.F le plus grave n’est pas la perte de la plupart de ses députés (dont la discipline de groupe avait d’ailleurs disparu), mais une orientation prudente et craintive, comme si La France Insoumise était perçue comme une « aventure politique » dangereuse par sa radicalité. Qu’est devenu le parti révolutionnaire d’antan, qui semble accablé par trop de défaites accumulées ?

 

Quatrième constat : le F.N, roue de secours éventuelle


Quant au F.N, l’échec relatif des présidentielles, qui a entraîné un plus grand échec aux législatives, a fait surgir les clivages traditionnels des mouvements fascisants qui ont, par exemple, éclaté au sein du fascisme italien et du nazisme dans les années 1930-1940 : le courant « national-social » de Philippot est évidemment contesté, comme ont été éliminés ces mêmes courants en Italie et en Allemagne, avec l’appui du conservatisme « classique ».
Pour les « Frontistes », néanmoins, rien n’est perdu, s’ils se rallient, comme leurs prédécesseurs historiques, aux compromissions « utiles ». Le F.N demeure en effet une ultime « roue de secours » si la solution Macron s’avérait dans quelques années un nouvel échec pour le monde des affaires qui n’a aucune préoccupation démocratique réelle. Nul ne souhaite cette solution « brutale », susceptible de provoquer des réactions contraires dangereuses pour « l’ordre » économique. Mais s’il fallait en passer par là, comme on l’a vu dans le passé, un nouveau syncrétisme affairiste de la droite et du néofascisme pourrait « servir ». Les scrupules n’ont jamais perturbé le monde de l’argent.
En bref, l’Histoire continue….. au sein des institutions d’une V° République usée, bien sûr, mais surtout demain et après-demain dans les entreprises, les lieux de cultures, et la rue.

Robert CHARVIN
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vendredi 16 juin 2017

[Politique de l'autruche] Le Parlement européen adopte une définition de l’antisémitisme tendant à criminaliser la critique d’Israël / [Burying of heads in the sand] The European Parliament adopts a definition of the anti-Semitism tending to criminalize the criticism of Israel

Le 1er juin, le Parlement européen a adopté une résolution « sur la lutte contre l’antisémitisme » appelant les États membres et les institutions bruxelloises à prendre des mesures supplémentaires pour combattre « les discours de haine et toutes les formes de violence à l’égard des citoyens juifs européens ».
Le texte, promu activement par le Congrès juif européen et approuvé à une écrasante majorité, demande que la définition canonique de l’antisémitisme prévalant au sein de l’Union européenne soit celle qu’utilise l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah, qui tend à amalgamer critique d’Israël et antisémitisme.
La « définition opérationnelle » proposée par cette organisation intergouvernementale (en anglais, International Holocaust Remembrance Alliance – IHRA) a beau préciser que « les critiques d’Israël similaires à celles émises contre un autre pays ne peuvent être considérées comme antisémites » (même s’il s’agit d’une comparaison avec l’Afrique du Sud de l’apartheid ?…), elle dit également que les cas d’antisémitisme « pourraient inclure le fait de prendre pour cible l’État d’Israël, conçu comme une collectivité juive ».
Tel Aviv, pour s’immuniser contre les réprobations et le respect du droit international, en particulier quant à sa politique de colonisation et au traitement des Palestiniens, essaie d’amalgamer critique d’Israël et antisémitisme.
Le mot « Israël » est mentionné huit fois dans le texte de la définition… L’IHRA se montre très ambiguë sur ce qui différencie l’antisémitisme d’une critique radicale de la politique israélienne (et, a fortiori, de l’antisionisme). Ainsi, des personnes et des organisations pro-palestiniennes, par exemple, risquent d’être – encore plus que maintenant – accusées d’antisémitisme et poursuivies en justice à cause de cette définition tendancieuse.
Le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), déjà injustement attaqué et calomnié par les chiens de garde d’Israël, sera probablement dans le collimateur. Mais l’intimidation inhérente à la criminalisation de la critique d’Israël risque aussi de favoriser l’autocensure. Plus généralement, c’est un nouveau recul de la liberté d’expression.
Dans un communiqué, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) s’est félicité de l’adoption de la résolution par le Parlement européen, approuvant le fait qu’elle « identifie […] l’antisionisme à une nouvelle forme d’antisémitisme ».
Tel Aviv, pour s’immuniser contre les réprobations et le respect du droit international, en particulier quant à sa politique de colonisation et au traitement des Palestiniens, essaie d’amalgamer critique d’Israël et antisémitisme. Ce stratagème a été amplement relayé en France par des responsables politiques (Manuel Valls, entre autres) ou des intellectuels médiatiques (Bernard-Henri Lévy, pour ne citer que le plus emblématique). Gageons qu’ils ont fait bon accueil à la résolution du Parlement européen. M. Netanyahou aussi.
source : https://ruptures-presse.fr/actu/parlement-europeen-adopte-definition-antisemitisme-criminalise-critique-israel-antisionisme/
Marre de cette dictature ? https://www.upr.fr/

mercredi 14 juin 2017

Sortir des crises et de leur violence en passant du raisonnement binaire au raisonnement ternaire / Take out crises and their violence in passing of the binary reasoning to the ternary reasoning


Je ne peux que recommander cette nouvelle série de vidéos à toutes les personnes qui veulent lutter contre la haine et la violence, y compris celles qui peuvent se développer en chacun de nous.  
Merci à l'auteur pour cet outil d'éducation populaire. 







samedi 10 juin 2017

Dossier Syrie : quelques analyses géopolitiques à contre-courant / File Syria: some geopolitical analyses against the current


Ordre mondial, conflits et géopolitique avec Gérard Chaliand... avec une petite touche de discours décroissant à la fin :-) ?



Les Chroniques de Bassam N°1 Avril 2017



Un article qui semble conforter les propos de Bassam ...

Urgent Syrie - La frontière atteinte ! MAJ

9 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticusPublié dans #Moyen-Orient
Si l'information est confirmée, c'est un séisme. Les forces loyalistes auraient doublé les rebelles pro-US et atteint la frontière irakienne, coupant l'herbe sous le pied aux plans américano-israélo-saoudiens visant à rompre l'arc chiite.
Plusieurs sources corroborent la nouvelle (ici ou ici) et le ministère russe de la Défense semble l'accréditer. Un site pro-rebelle va dans le même sens, quoique de mauvaise grâce :
Si elle est confirmée, cette offensive éclair est un coup de poignard pour Riyad et Tel Aviv et pèsera d'un grand poids dans les recompositions d'après-guerre.
Dans le dernier billet, nous nous interrogions :
Plus généralement, on peut se demander ce qu'attend l'armée syrienne pour lancer la grande offensive vers Deir ez Zoor, dans les tuyaux depuis des semaines. C'est le grand jalon de la course vers l'est et le contrôle de la frontière irakienne. Or l'avance y est pour l'instant lente, les loyalistes semblant se concentrer partout ailleurs (...)
Au sud, dans la région d'Al Tanaf justement, l'armée syrienne reprend aux rebelles pro-US des territoires qui paraissent secondaires. Certes, on comprend la logique qui prévaut : Al Tanaf est le dernier point proche de la frontière jordanienne où passent les hommes de paille américains. Ensuite, c'est la frontière avec l'Irak contrôlée de l'autre côté par les Unités de Mobilisation Populaire (UMP) chiites irakiennes. Que Damas parvienne à sceller la frontière syro-jordanienne jusqu'à Al Tanaf et les rebelles, n'ayant plus de base arrière ni de ravitaillement, disparaîtront comme neige au soleil.
M'enfin, l'urgence semble tout de même être Deir ez Zoor où l'armée syrienne vient encore de résister difficilement à une puissante attaque de Daech durant une semaine
A la lumière des événements de ce jour, on comprend mieux alors la tactique : fixer les proxies pro-US dans des combats sans intérêt près de la frontière jordanienne pour mieux les doubler beaucoup plus à l'est vers la frontière irakienne. Les Américains n'ont apparemment rien vu venir. Hannibal et Napoléon applaudissent des deux mains...
Et maintenant ? L'armée syrienne est en première ligne face à Daech. Washington et ses rebelles perdront toute légitimité s'ils l'attaquent dans son dos, s'alliant de facto et au grand jour à l'EI. Pour bien enfoncer le clou, les Russes mettent la pression depuis quelques jours et accusent les Américains de ne pas combattre les djihadistes. Le Kremlin préparait-il le terrain ? Connaissant les stratèges russes, on peut le penser. Quant à l'empire, il se retrouve dans une complète impasse...
*****
MAJ - C'est confirmé et le ? du titre est remplacé par un ! Pour la première fois depuis 2014, l'armée syrienne atteint la frontière irakienne. Le blitz a contourné les deux bases américaines et pris complètement de revers les proxies US, apparemment avec la présence de forces spéciales russes pour dissuader tout bombardement intempestif :
Désormais, la carte est celle-ci, qui change considérablement le visage de la guerre et le futur de la paix :
La jonction est faite avec les Unités de Mobilisation Populaires chiites - où l'on se rappelle la visiteà Damas il y a trois semaines de l'émissaire de Bagdad et les déclarations il y a quelques jours du Premier ministre irakien évoquant la coopération avec le gouvernement syrien pour sécuriser la frontière.
Les arpents de désert occupés par les rebelles jordano-US deviennent une coquille vide. Rentreront-ils à Amman ou resteront-ils pour peser (légèrement) sur l'après-guerre ? Les Américains conserveront-ils leurs deux petites bases en territoire syrien pour ajouter de la confusion au règlement du conflit ? On voit mal l'intérêt mais avec l'empire, sait-on jamais...
L'objectif est désormais le poste-frontière d'Al Bukamal-Al Qaim sur l'Euphrate. On se rappelle que ce lieu avait été le point de parachutage par Washington d'un groupe rebelle l'année dernière, opération qui s'était soldée par un fiasco. Des rapports non confirmés font d'ors et déjà état de la retraite de Daech d'Humaymah et de l'aéroport T2. Le Hezbollah peut se frotter les mains, lui qui pourra faire passer tout ce qu'il veut d'Iran au Liban...
Tel Aviv qui pleure, Téhéran qui rit. Et que dire du grassouillet Seoud qui voit s'effondrer son monde... Corridor sunnite nord-sud : RIP. Qatar et CCG : RIP. Isolement de l'Iran : RIP.
*****
MAJ 2 - Les loyalistes ne perdent pas de temps et fortifient leurs positions nouvellement acquises sur la frontière irakienne :
La MSN occidentale est étrangement muette. Seul Le Temps suisse a évoqué hier l'importance stratégique de la zone, de manière pertinente mais avec retard et sans encore prendre en compte le blitz loyaliste vers la frontière. Sur Al Jazeera, le ton est presque favorable aux "troupes syriennes et ses alliés luttant contre l'EI" (la crise saoudo-qatarie est passée par là...) Quant à la presse de l'opposition syrienne de salon, elle fait grise mine (ici ou ici). On notera l'invraisemblable hypocrisie consistant à dénoncer le mouvement loyaliste comme empêchant la "lutte contre Daech". Ah d'accord...
De l'autre côté, les UMP auraient fait la jonction avec l'armée syrienne (pas tout à fait confirmé encore). Désormais, l'objectif est de remonter ensemble sur Al Bukamal pour étendre le contrôle sur la frontière (polygone rouge) :
source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/urgent-syrie-la-frontiere-atteinte.html

ALEP : Pierre Le Corf visite le QG des CASQUES BLANCS, OSCARS à HOLLYWOOD le 10.03.2017 [Vidéo]


La photo ci-dessus est une capture d'écran d'un reportage de la chaîne Al Jazeera sur les casques Blancs au  moment où ils occupaient encore le bâtiment visible dans la vidéo. Comme vous pouvez le constater, l'affichette avec le logo de EI/JAN que l'on peut voir dans le reportage de Pierre était déjà bien présente exactement au même endroit. 


Dons de soutien à Pierre : We are superheroes

Quelques images que j'ai prises hier [10/03/2017] qui vous donneront une autre perspective sur les casques blancs et différents mensonges des médias et gouvernements. Des vérités sur la guerre en Syrie, à Alep. Hôpitaux totalement détruits et Casques Blancs neutres, héros à Alep? Un oscar? Une nomination au prix Nobel de la paix? A quel prix allons nous continuer à MENTIR et à tuer, à justifier cette guerre, à soutenir des groupes terroristes, à maintenir un pays au bord de l’étouffement comme les autres avant? Je compile rapidement quelques images que j'ai prises hier qui vous donneront une autre perspective.

Je refuse, en tant que citoyen Français de soutenir une politique criminelle. Histoire d’illustrer un peux mieux de quoi je parle dans ma lettre au Président de la République alors que des nuages de poussière de guerre arrivant d'Irak rendent l'air presque irrespirable, en moins de 2 heures je repasse en image par deux hôpitaux en état correct, je dois avancer sur des tonnes de médicaments réservés aux groupes terroristes et interdits aux civils, je traverse les restes des bâtiments asservis par Al-jaïch al-hour (Free Syrian Army), Jabhat al-Nosra (or Fatah al-Cham, Al-Qaïda) … bâtiments des White Helmets (casques blancs) qui comme les habitants le rappellent, aidaient principalement les terroristes, les civils … quand la caméra tournait et parfois uniquement, portaient parfois des armes, ont exécuté des soldats Syriens, participé à des exécutions des tribunaux Islamiques (lien), volaient les victimes, etc mais un point crucial: la quasi-totalité des membres étaient affiliés à des groupes terroristes cités plus haut. Regardez la vidéo sur les casques blancs de mon amie Vanessa Beeley témoignages - nous étions ensemble pendant certains de ces témoignages quand elle m’a accompagné pour distribuer les jouets à la libération. Une autre vidéo intéressante compilant de nombreuses images que l’on ne vous a jamais montrées. Je mets un bémol dans mon témoignage, il y a probablement eu des exceptions, probablement que certains des Casques Blancs étaient des civils pourvus de bonnes intentions, qui étaient sous les bombes des avions (non pas gratuites, c'est une guerre, mais en réponse aux tirs de djihadistes depuis des zones civils tirant sur les zones uniquement civiles de l'Ouest et massacrant une population qui représentait 90% d'Alep dans le silence des médias) aidaient de vrais gens qui mouraient de par leur proximité des groupes armés, qui s'en servaient comme boucliers humains (tirant même depuis les hôpitaux ...) c'est une réalité, mais la réelle majorité étaient des djihadistes (prouvé par les documents retrouvés sur place) ils étaient ceux qui apportaient la mort au dessus de la tête de ceux qui finissaient sous les décombres, et finalement dans leurs camions, et dans leurs vidéos, il ne faut pas oublier les situations de causes à effet, c'est quand même ironique et assez vicieux.

La réalité dépasse la fiction ici, dans ce quartier, se touchent (tous dans des écoles qu’ils ont transformées comme vous pouvez le voir dès le début) le siège de Al Nora, le Croissant Rouge du Qatar, l’hôpital M10 et surtout le quartier général des casques blancs, la video n’est pas bien montée etc mais une image vaut mille mots et c’est essentiel pour que vous compreniez à quel point le mensonge est gros … à quel point il faut que nous demandions à cesser de soutenir cette guerre ainsi que les sanctions contre le peuple Syrien, en tant que partie prenante du terrorisme. Encore une fois, bien que je vous partage ce que l'on peut appeler des preuves, je n'ai toujours pas la prétention de vous dire quoi penser, faites vous votre propre opinion. 
Pierre Le Corf - By Bertrand Riviere à mars 11, 2017 
source : https://gaideclin.blogspot.be/2017/03/alep-pierre-le-corf-visite-le-qg-des.html

« Voyage au pays de Bachar » : entretien avec Raphaël Berland

Raphaël BerlandAlors que son documentaire « Voyage au pays de Bachar » est en ligne sur Viméo

 https://vimeo.com/ondemand/voyageaupaysdebachar/214782704

depuis le 26 avril dernier, Raphaël Berland, notre journaliste citoyen, vous propose ici un précieux témoignage de son voyage en Syrie.
L’occasion pour lui de revenir sur la genèse de ce voyage et du documentaire auquel il a donné naissance. En particulier, nous avons souhaité nous entretenir avec lui sur la situation de la liberté de la presse dans une Syrie en guerre, et sur le soutien de la population syrienne envers Bachar Al Assad, le président syrien.
Fidèle à notre ligne éditoriale, nos poursuivons notre objectif de contextualisation les événements. En effet, les situations de crise internationale sont trop souvent simplifiées et présentées de manière très manichéenne dans les grands médias traditionnels. Raphaël nous fait part également de souvenirs de voyage qui n’ont pas été filmées (et donc qui ne figurent pas dans le documentaire), qui ont marqué son séjour. Un témoignage indispensable.
À noter que pour la première fois dans l’histoire de notre média, nous avons pris la décision de publier le documentaire en location (1 euro) et en achat (2 euros) sur Vimeo. Le Cercle est connu pour n’avoir jamais cédé aux sirènes de l’argent et avoir toujours refusé toute publicité sur son site internet. Nous avons également publié l’ensemble de nos 600 reportages (auto-produits) et 1 800 articles en accès libre et gratuit. Nous avons toutefois pris la décision d’une publication payante de ce documentaire au regard des frais inhabituels que nous avons du engager pour la réalisation de cette vidéo. Le prix reste toutefois accessible au plus grand nombre.
Un documentaire qui vient également marquer l’anniversaire des 5 ans du Cercle qui a ce mois-ci franchi les étapes remarquables des 30 000 abonnés YouTube et des 10 millions de vues sur la plateforme ! Succès remarquable qui vient récompenser le travail de toute une équipe de journalistes citoyens bénévoles. Merci à tous pour votre soutien sans faille et tellement précieux.
Nico Las (TDH)
source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/05/19/voyage-pays-bachar-raphael-berland/